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29.10.2007

Y'a bon valise !

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À l'aéroport d'Abidjan, une grosse dondon, aux avant-bras cerclés de bracelets en or et tenant au bout d'une fine cordelette un téléphone cellulaire rose miniature, sur lequel figurait un sticker de Laurent Gbagbo, s'indigna qu'Air France refusa d'embarquer en soute la bouteille de gaz photographiée au premier plan : "cons de blancs, racistes, on a pas besoin des blancs, on est chez nous ici, j'emmène quoi je veux avec moi".

L'hôtesse au sol, une charmante petite blonde au bord de la crise de larmes, essaya de tempérer la furia  empaquetée dans un Uniwax et maquillée comme un fourgon blindé en avançant timidement : "Madame, nous vous permettons déjà de voyager avec vos victuailles, alors que le transport de ce type de denrées est interdit aux États-Unis ou en Australie, nous sommes très souples, mais essayez de comprendre au moins les consignes de sécurité qui régissent les transports aériens, donc laissez votre bouteille de propane ici !"

La réaction fut proportionnelle au toupet de cette petite fille filiforme néocolonialiste planquée derrière son comptoir : "Et comment je cuisine moi, je vais pas donner l'argent pour payer le gaz des blancs en France, j'ai mon gaz des noirs, il voyage avec moi".

Comme il est souvent d'usage pour ce type d'altercation, il fallut qu'un membre de la communauté se détacha de la file d'attente afin de jouer les médiateurs ; ce qui eut pour conséquence de calmer immédiatement la villageoise qui dandina son croupion à 90 degré, afin d'héler son domestique chargé de rapatrier le matériel sur la tête jusqu'à son palais en béton rose.

Sortant son passeport français depuis un sac à main Vuitton englouti sous son bras, nous pouvions toujours l'entendre maugréer que les blancs n'avaient rien à faire dans son pays, que la Côte d'Ivoire c'était aux ivoiriens.
 
Kaali/PKK
 

26.10.2007

Léo Marjane précurseur de la France métissée

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21.10.2007

Une victoire presque parfaite

a0c37279201c95aee4942880298a7654.jpgça y'est, c'est fait… L'équipe des gentils vient de gagner. Les journalistes et autres perroquets sociopathes vont pouvoir se palucher un bon bout de temps devant la victoire rugbystique de cette Afrique du Sud métissée qui gagne, et contempler béats, le temps d'un reportage de propagande, les accolades multiraciales, et les clochards shootés à la colle, danser Give me Hope de Pretoria à Johannesburg.

Une fois passée l'euphorie des lieux communs, de la petite leçon pavlovienne récitée sur le mode automatique, des images sympas de Tabo Mbeki issé par les Afrikaners blonds bodybuildés du Quinze sud-africain, l'évidence rattrapa le monde des Justes : L'équipe de rugby du Sud-Afrique (pour faire cool comme Gérard holtz) n'est pas assez représentative du pays, puisque presque exclusivement composée de blancs.

Comme il est d'usage en France, la Profession qui aime associer une victoire sportive à des problématiques culturelles, trouve qu'une équipe de sport composée de blancs devrait faire des efforts pour s'ouvrir, mais qu'une équipe composée de noirs à l'image du foot, illustre un merveilleux équilibre représentatif de la diversité planétaire (nous remarquerons que les sud-africains d'origine indienne sont d'emblée exclus du Panthéon métissé du média franco-marxiste, car trop connotés commerçants, donc exploiteurs). Tout occupés à s'astiquer sur l'Afrique qui gagne, en faisant d'une victoire tribale, un succès continental, l'évidence a pourtant échappé aux journalistes sportifs, celle qui exprimait tout le dédain de la culture britannique vis-vis du Tiers-monde : La moitié du Quinze de la Rose n'a pas cru opportun de saluer le président sud-africain en fin de protocole, ou même de lui jeter un simple regard. Peut-être l'ont ils pris pour le jardinier du stade de France avec son anorak…

L'antiracisme a ceci de pernicieux, qu'il n'est plus à même de décoder la réalité, que la logique binaire qui constitue son combustible, classifie le genre humain en espèces colorées, dont les représentants les plus foncés constituent inlassablement l'archétype de l'innocence, et les plus pâles, une sorte de caste prédatrice ; nous l'avons compris, une équipe blanche (qui plus est victorieuse) est forcément coupable de quelque chose, elle suscite une indicible méfiance.

Les journalistes vont heureusement pouvoir se consoler, puisqu'il est question de rechercher un sélectionneur noir pour l'équipe des Springboks, il y a donc fort à parier que quelques quotas bien sentis effaceront progressivement cette blancheur insupportable, exit Jake White ! Il restera ensuite logiquement, aux tenants de la haine de soi, de se tirer une balle dans la tête pour gommer ce qu'il restera d'encore de trop clair sur la surface de la terre, et ainsi confirmer que la propagande anti-raciste, s'appuie sur des mécanismes de perversion mentale eugéniste.

Kaali / PKK

18.10.2007

Afrique, moumoute et manucure

06fce237b589d7378d4c183cd846a759.jpgEn arrêtant le taxi, non loin du Boulevard Triomphale de l'Indépendance (construit par les Français en 1980), J'eus l'immense privilège de faire mon trajet en compagnie d'une jeune esthéticienne parfaitement stupide, et de constater que la profession associée à l'absence d'intelligence, relevait effectivement du pléonasme. Ce nouveau spécimen ne manquant pas de révéler qu'une sorte de solidarité universelle existait entre cruches monomaniaques du verni fuchsia, de l'épilation intégrale, et de la pose de faux cils de hardeuse californienne.

A peine assis sur la moumoute noirâtre qui recouvrait le siège arrière, la fillette me tendit un bout de papier faisant office de carte de visite, sur lequel je pus lire écrit en font comic : manoucure, maiches, souins de bauté, accompagnés d'un numéro de téléphone. Je lui répondis que je détestais faire la vaisselle avec des ongles en plastique collés à la résine, (même installés par une prothésiste ongulaire diplômée de Ponts et chaussées) ; elle me rétorqua donc "c'est pas grave, il y a autre chose en bas". Effectivement, le terme massage relaccent figurait en italique en tout petit. Le fait que beaucoup d'étudiantes africaines en soient réduites à boutiquer leur fion pour s'acheter des biscuits, entre deux propositions sexuelles du professeur, n'est un secret pour personne, et le chauffeur de taxi au dos défoncé par 18 heures de course continue, répondit malicieux, qu'il n'avait pas été aussi chanceux que moi, puisque d'office mis à l'écart de la prestation.

Un peu humiliée par la réflexion du conducteur philosophe, la petite idiote emballée dans son uniforme bleu ciel, couleur de l'innocence, commença soudainement à hurler dans l'habitacle, appelant sa mère, éructant qu'elle "ne voulait plus de blancs dans son pays, que Sarkozy insultait les noirs, que les blancs ils n'étaient rien chez eux, et qu'ils traitaient mal les noirs en France". Elle tenait ça de ses parents qui y habitaient depuis 50 ans ; nous imaginons aisément leur calvaire.

Evidemment, je répliquai que j'étais tout à fait disposé à quitter son cloaque qui servait de base arrière aux clandestins, à condition que ses frères et sœurs dégageassent rapidement de mon continent d'origine, mais la réciprocité et le simple bon sens, ne semblent pas de mise dans cette Afrique de l'hospitalité, aussi elle estimait que Paris constituait la 10e province du Gabon, et qu'il était normal que nous entretînmes ad vitam ses pairs.

Un peu fatigué par ce discours ressassé ; vieux quarante-cinq tours rayé sur lequel les forces vives du continent appuient leur éducation et leurs espoirs, je demandai au chauffeur ouest-africain de me déposer dès que possible, en essayant de faire taire le petit goret qui continuait à sortir inlassablement des inepties, m'affirmant tout à tour que les blancs volèrent le savoir des Egyptiens, donc des noirs, et que mes ancêtres rasèrent au canon les hôpitaux et buildings africains construits au XVIII e siècle pour masquer au monde leur supériorité technologique, afin d'asseoir leur suprématie raciste. Devant mon incrédulité, elle cru bon de rajouter qu'elle était aussi "zintellectuel", puisque côtoyant les meilleurs professeurs certifiés conformes de son collège, ceux qui savent faire plaisir aux noirs, en racontant de belles histoires.
 
Kaali / PKK 

15.10.2007

La France Gay Gay Gay qui perd

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12.10.2007

Culture de l'oralité

Dans le taxi qui m'emmène à l'ambassade des Républiques Fédérales de Russie d'un pays africain, le chauffeur s'adresse à moi en ces termes : " Vous là les Russes, vous nous donnez pas des visas aux noirs là, vous êtes des racistes là, vous aimez pas les nègres hein ? Sales racistes..."

Deux minutes plus tard devant l'ambassade des Républiques Fédérales de Russie, deux petits petites têtes brunes d'environ sept ans passant à côté de moi : "Bonjour Chintok !"

Huit heures plus tard dans le vestiaire d'un dojo de karaté d'un quartier pittoresque, un prof me dévisageant avec certitude : "Lui là c'est un Sarkozy, c'est un Juif, regardez son nez. Comme tous les Français c'est un Juif là, c'est un Sarkozy".

Croyez-vous que ma plainte puisse aboutir auprès de Dominique Sapporo ou de Mouloud Aounit si je contacte leurs permanences en France?

 Kaali / PKK

10.10.2007

Che Guevara inspire les voleurs

En guise de bienvenue et conformément à la légendaire hospitalité du continent de la sagesse, je me suis fais piquer mes fringues par le service pressing d'un hôtel d'Afrique centrale. Bien évidement les frusques à 2 euros, treillis ou t.shirts publicitaires soigneusement repassés, m'ont été remis à la réception avec un grand sourire. Comme par enchantement, le "sapeur" a seulement subtilisé deux t.shirts adidas, deux paires de chaussettes Nike et deux calebuts Calvin Klein ; il faut croire que l'on apprécie la haute denrée marchande dans le coin, ce qui explique aisément que le consulat de France soit harcelé jour et nuit pour de courts séjours culturels qui se transforment rapidement en résidence artistique à vie. L'attrait que les galeries d'art du Forum des Halls exerce sur la faune locale doit y être pour beaucoup, c'est certain.

Évidement, pour l'hôtel, il s'agit plus d'une erreur que d'un vol, mais cette quatrième expérience de disparition spontanée en 4 mois, taquine une bonne partie de mes gènes endormis, ceux que d'aucuns qualifieraient de patrimoine colonialiste. Il en faut de peu pour que je cours acheter le meilleur album d'Hergé à la première librairie du coin afin de me calmer, mais je préfère jouer la carte de l'intégration en menaçant de débarquer avec le commissariat voisin que j'aurai préalablement arrosé de bière.
La perspective de finir pendus par les orteils avec une matraque plantée dans le cul provoque une rapide réaction, et les langues finissent par se délier.
Le garçon de chambre jouant la corde sensible, me demande de ne pas porter plainte, et s'engage à me racheter ce qui "a été perdu", puisqu'il semblerait que des ministres centrafricains de passage dans l'établissement, aient embarqué mon linge qui séchait dans l'arrière cour. C'est du moins sa version.

N'accordant finalement que peu d'importance à la valeur du préjudice, et plutôt motivé par le fait de retrouver un trousseau qui réintégrera une valisette déjà réduite à sa plus simple expression, j'accepte le marchandage, en décidant de faire confiance au goût de ce brave garçon, bien parti pour réparer l'honneur terni de son pays. Ci joint en photo les vêtements de substitution qu'il me rapporta le lendemain :

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À vendre :

• Un t.shirt du Che taille XL imprimé vert, sur tissu orange fluo. Mise à prix : 5 euros.

• Deux slips griffés Versace gris (contrefaçon) grande taille, présentant sur l'élastique une frise grecque agrémentée d'un portrait de la Méduse  au dessus de la poche kangourou : 3 euros pièce, 5 euros les deux.

Kaali/PKK

07.10.2007

La France White White White qui gagne

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Aucun journaliste n'aura évidemment l'idée d'écrire que si la France a battu les All Black 20-18, c'est à cause de son homogénéité ethnique. (Eut égard à Serge Betsen sorti au bout de 10 secondes).

Par perversion, j'ai posté le titre de ce billet dans la rubrique "réagir à l'article" de Libération.fr. Nous allons pouvoir constater si la censure citoyenne décide de publier cette intervention puérile, mais qui a le mérite d'offrir une alternative légitime aux réactions hystériques de la France métissée de 1998…

Kaali / PKK 

02.10.2007

Devoir de mes noirs

b84588cfb1994cb2759bcf8d766c6b1e.jpgQuiconque n'a jamais frémi à l'idée de perdre 10 euros pour répondre amicalement mais contraint au sourire du pompier ou du postier, achète le premier calendrier de l'année.

Certaines traditions citoyennes tiennent du culte païen, puisque  la dévotion ou la peur primale du jugement l'emportent le plus souvent sur la raison quand il s'agit de dépenser des tunes pour les offrir à un fonctionnaire, qui vous remettra en guise de contrat, un superbe carton glacé sur lequel figurent une portée de chatons angoras dépassant d'un panier décoré d'un ruban nacré rose, ou un cheval pris au galop sur une plage à 1/1000e  pour figer les gouttes en suspension et à et F4 d'ouverture afin de diminuer la profondeur de champ pour faire romantique.

Rompus à la thématique canine à mémère, à la version plus couillue, composée des malinois de la brigade cynophile de la police nationale, à l'esprit gay perceptible dans les poses à la Manpower des sapeurs pompiers de Paris, et du XV de France, il nous faudra maintenant compter sur un sujet éminemment citoyen, qui reflète un nouveau secteur d'activité français en plein développement et illustré par le calendrier identitaire.
Le calendrier identitaire est une idée du groupe Association Archive, qui a pour objectif de classer des gens célèbres en fonction de leur couleur noire. Bien évidemment, comme il est difficile de trouver des noirs très foncés qui soient récompensés d'autre chose que d'un prix Nobel de la Paix [ le diplôme équitable à contempler avec la musique Jacques Vabre ], des métis, des quarterons, et même des maghrébins très bronzés figurent dans ce joyeux fourre tout de la négritude d'élite appelé "Noirs et célèbres".

Il y a fort à parier que le geste citoyen de fin d'année se meut en obligation citoyenne concernant l'achat de ce splendide calendrier d'ébène historique, et que le contrevenant à l'Impôt de la Pigmentation s'expose à de lourdes sanctions d'amendes, ou encore pire ; à l'opprobre d'une accusation de racisme aggravé.
À ce stade, nous ne pourrons plus feindre le silence après avoir reconnu un de leurs agents derrière l'œilleton, puisque plusieurs passages tests suffiront à mettre au jour toute tentative de fraude. C'est donc résignés que nous ouvrirons, et répondrons au sourire du missionnaire noir comme la nuit, en allongeant 10 Euros afin de garnir le salon d'un calendrier qui sera accroché durant 1 an, avant qu'il ne soit remplacé par le prochain, intitulé : "Blancs et coupables".

Kaali / PKK

Mouvement démocrate

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Pour faire plaisir à un lecteur d'ILYS -->  L'étalon loisir (bis)

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