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06.05.2008

Un rêve de la réacosphère catholique

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Comment des plumes acerbes qui ont la catachrèse méchante peuvent jeter toutes les larmes de leur corps autour des avortements sinon par pure idolâtrie de la vie biologique comme si l’incarnation s’était corrompue dans le flux phylogénétique des races avec sur le côté pile le métissage promis des jésuites et sur le côté face l’ardeur de caste de l’opus dei. A voir les pays sans avortements, à voir la marée montante des âmes mortes et des désorientés perdus dans le désastre d’un monde qui pousse le nombre des humains sur l’asymptote des 10 milliards, je discerne l’affadissement démocratique de la doctrine chrétienne qui a le nombre pour boussole.

Il suffirait de rappeler la doctrine de Port-Royal pour limiter la portée du christianisme et en fixer les limites : ceux qui seront sauvés le seront en Jésus-Christ, par le baptême et la foi et non dans je ne sais quel codicille pondu par Paul VI sur les vertus conjuguées de l’abstinence, de la méthode Oulipo et des bordels nocturnes.

Même un ennemi implacable du christianisme tel que Nietzsche avait souligné ce que ce dernier avait apporté de subtilités dans les labyrinthes de l’esprit en édifiant le modèle de l’homme supérieur qui n’est pas exactement celui du saint.

Ce modèle les catholiques français l’ont assaisonné au génie du pays si bien qu’ils se conçoivent en lévites éperdus, en caste sacerdotale distribuant bons et mauvais points auprès du troupeau hédoniste perdu dans le technival permanent des lampions de l’émancipation interminable.

Ce que désirent les catholiques français ce n’est pas la puissance, c’est se substituer dans le rôle du prêtre, dans sa fonction doctrinale aux cohortes décharnés d’une gauche tuméfiée, c’est remettre l’Eglise à sa place, la première, c’est confier le gouvernement de ce pays à la sainte Mère, c’est restaurer le rêve d’Innocent III.

A ce rêve, je réponds ce que Maurras avait répondu à une autre fulmination, non possumus.

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la réacosphère vue de gôche

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Gaël Cogné est journaliste apprenti, c’est encore un écolier, il fait ses armes en bermuda du côté de la gauche, Libération, rue 89 l’accueillent, ses enquêtes se résument à trois-quatre coups de fil, un scribouillage et le tour est joué. Dans le droit fil du progressisme moribond, Gaël est allé voir du côté de la Bête immonde la sinistre réacosphère qui sent le roussi, la contrepèterie et le bénitier. Du côté de l’encensoir le brave homme, Tartuffino en plus navrant, se penche sur le sort d’une pauvre entreprise en matelas et sommiers assaillie de bondieuseries pour avoir accolé deux gars enlacés dans un lit, j’imagine que s’ils avaient ajouté un fist-fucking en gant noir sur fond surexposé, on aurait dit putain c’est Mapplethorpe, mais là rien du tout, on incrimine le non moins brave scout Thibaud, catholique d’e-deo, confrère en puritanisme des homélies de Benoît XVI et on titre, sur les réacs du web, antigays primaires sous prétexte que les pèlerins de Rome ont des sandales cloutées qui ne leur permettent pas d’apprécier ce que la cour européenne des droits de l’homme appelle dans son jargon droits de l’hommard, « l’orientation sexuelle » des dits mannequins mous du jonc.

De guingois sur le puzzle de la réacosphère je dirai que bon nombre d’entre nous se foutent des orientations sexuelles des anges du marketing et des autres, que certains ne sont pas catholiques, qu’enfin on trouvera chez eux ce qui manque profondément aux ahuris du progrès une épreuve du temps qui ne fait pas passer les tard venus pour la nouvelle humanité peroxydée transie dans l’air fadasse du nous sommes des meilleurs. 

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Pendant ce temps, dans la Réacosphère…

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