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08.05.2008
Sylvain Gougenheim, ce pelé, ce galeux…
Sylvain Gougenheim est poursuivi par un aréopage de médiévistes qui l’accusent peu ou prou de sombrer dans l’islamophobie sous prétexte que ce dernier conçoit l’apport arabo-musulman quant à la connaissance et à la transmission de l’œuvre d’Aristote entre le VI et le XIIème siècle comme quasi-nul.
J’affirme que ces gens sont de mauvaise foi et qu’ils jugent du point de vue qui était celui de Lyssenko, celui de l’orthodoxie politique du moment, l’européisme béat.
En effet, il se trouve qu’il y a quelques années je fus du concours d’agrégation d’Histoire. On y dissertait de la Renaissance du XIIème siècle et le nom de Jacques de Venise y était totalement absent.
L’historiographie se résumait à ceci : la connaissance d’Aristote concernait peu ou prou une partie de l’Organon, celle transmise par Porphyre et Boèce, sur laquelle saint Anselme et Abélard édifièrent leur œuvre logique qui est aussi une œuvre politico-religieuse. A cette filière s’ajoutait celle de Tolède et de la Sicile normande conquises entre 1064 et 1086 et dans laquelle des juifs convertis ou pas firent ouvre de traducteurs et donc de passeurs entre les civilisations arabo-musulmanes et latines.
Si j’ai bien compris le sens de l’ouvrage de Sylvain Gougenheim, celui-ci en rajoute une troisième qui passe par la figure de Jacques de Venise, les byzantins et le réseau des monastères de quoi arracher la traduction et l’appropriation de l’œuvre du stagirite aux seuls territoires de la scolastique, « écoles » du XIIème siècle puis universités.
Aussi l’Aristote au mont Saint Michel est une œuvre profondément dérangeante en ce qu’elle tient le Haut Moyen Age pour le chaudron dans lequel l’Occident latin se structure en dehors de toute interaction avec une civilisation arabo-musulmane prétendument supérieure, si bien que les apports ultérieurs d’Avicenne et d’Averroès s’inscrivent dans cette doctrine chrétienne qui tient Dieu pour connaissable, les conduites humaines pour réformables et le savoir pour central dans la définition de ce qu’est une vie bonne.

11:46 Publié dans Propagande | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sylvain gougenheim, aristote, lyssenko




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Commentaires
que les français crèvent dans leur diarrhée nombriliste, ça fera plaisir à pas mal de monde.
Ecrit par : La quette à thon | 09.05.2008
Rumsfeld par exemple
Ecrit par : pkkafternoon | 09.05.2008
là j'aurais dit, vieille diarrhée...
Ecrit par : La quette à thon | 09.05.2008
et léon degrelle ?
Ecrit par : pkkafternoon | 09.05.2008
attention, touche pas au Bouillonnais ! L'aimait pas la France, son rêve c'était le front de L'Est. Rien à voir avec la vieille diarrhée. Un homme entier ! Un peu raide mais entier. L'avait un rêve pour la Gerbique ! Et jusqu'au bout ! Comment qu'il en a formé des nazillons. Je me rappelle de cette femme qu'on retrouvait nue, dans la ville natale à Léon, bord de Semois, sous les remparts sombres de la forteresse médiévale, au pied des symboles commémoratifs à Léon, le monument aux morts, en train de se palucher, aux petites heures du matin clair, même par temps de brouillard, ce qui arrive souvent dans ces Ardennes têtues.
Ecrit par : La quette à thon | 12.05.2008
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