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15.05.2008
Nicolas Sarkozy indo-européen malgré lui
Lors de la campagne électorale Le Pen vint à point nommé rappeler le candidat de l’UMP à ses origines. Ce dernier répliqua par un discours dont on retint une formule, « je suis un sang mêlé » qui donnait la réplique à Little Big Man. En amant et en aval de ce discours, Nicolas Sarkozy avait tenu à manifester sa filiation magyare par un pèlerinage sur les lieux de naissance de son père puis, élu président, il embarqua sa mère, sépharade impeccable, le long de la grande muraille. La geste était claire, on ne lui ferait pas honte de son nom, en quoi il avait tout à fait raison.
Néanmoins, Nicolas Sarkozy appartient à une aire de civilisation indo-européenne, qui lui imprime une structure souveraine dont il n’est pas maître. Là où les analphabètes de gauche, orphelins du marxisme, voient dans le président un vendu à la cause néo-libérale, je perçois un Servius Tullius.
Même origine trouble aux yeux d’un souchéen à la Le Pen , même recours à la Fortune , même brigue de la louange du peuple, même volonté d’imposer un census qui fixe la hiérarchie sociale dans l’ordre des mérites et des blâmes.
A l’autre pôle de la souveraineté qui s’affronte au chaos et à la sauvagerie des Luperques, rappelons l’épisode d’Human Bomb et la répression réussie des émeutes de novembre 2005.
D’où vient dès lors, une sensation de défection sinon dans un ministère de la parole défaillant.
En effet, Nicolas Sarkozy, malgré quelques tentatives de sortie vers le talent, n’a su s’entourer que de médiocres dont le maire mort-né de Neuilly, le dénommé Martinon, est le parangon. Suffisance, lâcheté, démission, épaules courbées, échines souples voici la cohorte des courtisans.
Dès lors se lèvent dans la satire et la parole injurieuse une nuée de poètes, ce que les irlandais appelaient le file devant lequel « lacs et rivières s’enfoncent quand il censure et se dresse en l’air quand il loue ! ». Notre Servius Tullius aura beau s’époumoner, s’il ne révise pas la parole creuse, minable et hautaine du pouvoir, ce sont eux qui l’abattront.
Arlozoroff/PKK
08:01 Publié dans Pravda | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, le pen, servius tullius



