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16.05.2008
le petit train de la réacosphère Part II (2)
Nebo introduit un chapitre du livre noir de la Révolution Française consacré à Léon Bloy, http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/05/04/leon..., avec les illusions coutumières qui veulent que les aveugles lisant auront les yeux décillés par ce qu’ils apprendront, je crois que c’est impossible. En passant, je trouve ce recueil assez faible avec des travaux de deuxième main, des erreurs factuelles, une absence absolue d’archives nouvelles et de tout sentier d’interprétation sans balises, c’est pénible à dire, mais la droite historienne semble aussi embrumée que le musée du comte de Chambord, j’en conclus qu’il y a plus à glaner dans l’ouvrage d’Antoine Compagnon, les anti-modernes que dans cet épais volume.
Touché par la foi, le grand charles de retour de canossa (ou de chartres ?) poste un clip sous-titré en portugais à la gloire de l’Eglise catholique, http://legrandcharles.wordpress.com/2008/05/12/welcome-ho..., je note que les images des papes ne vont pas au-delà des années 1960, l’esthétique est celle d’un docu-fiction allemand, le montage celui d’une pub pour voyagistes, depuis quand la chrétienté a-t-elle perdu à ce point le goût, elle qui eut des cinéastes comme Bresson ou Rossellini ?
Article de Pierre-André Taguieff repris dans le nouveau réactionnaire, http://www.nouveau-reac.org/docs/TPA/TPA_multiculturalism..., ce dernier s’appuie sur les travaux d’un sociologue américain, je cite le paragraphe qui lui est consacré, « Cette pathologie sociale peut être analysée sur la base du modèle d'intelligibilité construit par Robert Putnam dans les années 1990 et mis à l'épreuve au cours des années 2000, selon lequel le « capital social », soit « les réseaux qui relient entre eux les membres d'une société et les normes de réciprocité et de confiance qui en découlent » (11), tend à décliner lorsque s'accroît la diversité ethnique et culturelle. Putnam a étudié ce qu'il appelle la « diversité ethnique » aux États-Unis en référence aux quatre groupes retenus par le recensement nord-américain : les Hispaniques, les Blancs non-hispaniques, les Noirs non-hispaniques et les Asiatiques. Ces catégories dites « ethniques » ou « raciales » sont en fait tout autant culturelles. Dans un article retentissant publié en juin 2007 (12), le sociologue et politiste en arrive à formuler un certain nombre de conclusions inattendues de la part d'un « progressiste », et qu'on peut réduire à quatre thèses : 1° Plus la diversité ethnique grandit, plus la confiance entre les individus s'affaiblit ; 2° dans les communautés les plus diversifiées, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 3° dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-ethnique est plus faible qu'ailleurs, mais la confiance intra-ethnique l'est aussi ; 4° la diversité ethnique conduit à l'anomie et à l'isolement social. Il va de soi que de telles conclusions, établies à partir d'une enquête conduite d'une manière exemplairement scientifique sur un échantillon d'environ 30 000 individus, ne peuvent qu'affoler les adeptes du « politiquement correct » en matière d'immigration (célébrée comme une « richesse ») et les partisans du multiculturalisme (présentée comme la voie unique vers le nouvel avenir radieux). » Je constate que Putnam élude 4 problèmes, le caractère fondamentaliste de toute société façonnée par le protestantisme, le rapport entre racisme et société moderne fondée sur le principe formel de l’égalité des individus, la question du métissage et de ses effets sur les individus et les sociétés, le caractère délirant des catégories statistiques américaines quand elles sont prises pour substance et non pour un cadre taxinomique.
Les libertariens trouvent Rocard crypto-bolcho, http://cozop.com/lomig/la_gauche_et_la_capitalisme, ce sont un peu les amis de Nicolas d’Ilys donc leur système d’analyse est simple, quand un marché ne fonctionne pas de manière optimum (celui de l’immobilier en l’occurrence) c’est la faute aux interventions publiques, quand le niveau de vie des ouvriers occidentaux progresse c’est à cause du marché, dans tous les cas, le marché a sempre ragione.
Polydamas cite la prière du para, http://abimopectore.over-blog.com/article-19455696.html, je la connais depuis mes cinq ans, mon père l’avait conservée de sa guerre en Algérie, son baptême de français, il en a toujours retenu ça, « Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas ».
Article intéressant de la fédération royaliste provençale sur les projets de modernisation des commémorations nationales, http://federationroyalisteprovencale.hautetfort.com/archi..., on y apprend qu’on réfléchit sur une date unique comme pour regrouper le plus de monde possible sur les parvis comme si le sang donné pour la France n’avait plus aucun sens sinon celui du rassemblement des anciens, le dernier poilu éteint on soufflera les bougies du 11 novembre, on ne dira plus armistice mais jour des effusions franco-allemandes.
Arlozoroff/PKK
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le petit train de la réacosphère part II (1)
Xyr, toujours en forme dans la défense white trash des peuplades fond de teint d’Europe, http://aucentredugrandrien.blogspot.com/2008/05/une-certa..., verrait aisément en Soral un sous-marin républicain en terre frontiste mais imaginons qu’à la différence de son père, Marine ait abandonné avec l’antisémitisme, le discours sur le pays réel, il reste à Marine comme à Soral cette idée simple, la nation est absolument séparée de la nature donc de la race, c’est un artefact qui réclame le sentiment et la volonté, en un mot c’est une église, avec sa doctrine, son orthodoxie et ses excommunications.
Très intéressant article du bal des dégeu sur ce qu’ils nomment le droit à l’enfant opposable, http://lebaldesdegueulasses.hautetfort.com/archive/2008/0..., ça part d’une anecdote, Moreno défend le droit pour les couples homosexuels à adopter. Evidemment, côté cour, Colombani pond un rapport sur l’assouplissement des conditions offertes aux parents désireux d’adopter. Je ne crois pas à une société indifférenciée mais à la variation infinie des minorités imposant l’ordre des problèmes donc l’agenda du gouvernement, cela se traitera selon la règle d’une sage administration c'est-à-dire à la statistique et si nécessaire au forçage pur et simple comme on l’a vu avec l’adoption du Traité Constitutionnel. Je pars donc de ce principe, notre régime n’est plus une république, pas plus qu’une monarchie déguisée, dès lors il n’a aucune idée de ce qui est juste ou non, son guide se résumerait à ce vade mecum, est-ce faisable ?. Le lemme est posé, il y des couples, parmi ces couples certains sont déterminés comme homosexuels. En vertu de l’adage selon lequel le couple est le fruit de l’amour, il suit que la finalité de tout amour de couple est la naissance d’un enfant. Si cela n’est pas possible, deux recours sont possibles : la fécondation in vitro ou l’adoption. Le principe interdisant les discriminations est absolument aveugle à la constitution des couples, dès lors il faut proposer des solutions à tous les couples en encadrant la transaction marchande, centrale dans les sociétés modernes. Dans ce cadre et je rejoins le bal des dégueus, le droit à l’enfant opposable est inéluctable.
Excellent clip black box baby sur le site électrisé de XP, http://chrnniques.blogspirit.com/archive/2008/05/16/black..., le contraste noir et blanc, les échelles de secours, les toits, ça m’a rappelé le baiser du tueur, Dantec sur sa chaise, Old boy, allez on continue, chauffe maurice.
Sur le site dies irae, je retrouve le parfum de la dame en noir, http://ultima-ratio.hautetfort.com/archive/2008/04/29/le-..., elle revient sur le détail des chambres à gaz comme dit Le Pen, il se trouve que son dialogue à la Diderot juxtapose au détail concerné le bombardement de Dresde et non le sac de Nankin ou le siège de Léningrad ou la destruction totale de Coventry, la logique est claire, les juifs sont des victimes comme les autres, les juifs nous font chier, le nous en.question étant au choix, les français, les catholiques ou les européens. Il se trouve que, justement ces chambres à gaz ne sont pas un détail, comme Jean-Claude Pressac, jetant sa défroque de négationniste, l’avait bien compris. Avec cette invention technique, les nazis, en la couplant à l’édification des camps et à la gestion administrative des camps, des ghettos polonais et des voies de chemin de fer ont ouvert la voie à ce qu’il nommait la solution finale du problème juif en Europe, par l’élimination du yiddishland. En 1945, les nazis avaient gagné sur ce point, l’Europe, à l’exception de quelques poches, était judenrein, ce n’est pas un détail c’est le cœur même de la guerre qu’ils menèrent.
Fromage plus constate donc que la fête à maman qui fut la fête de Pétain, que cette fête donc tend à se célébrer avec godemichés et vilebrequins, ce qui témoignerait d’une certaine confusion, http://fromageplus.hautetfort.com/archive/2008/05/13/niqu..., évidemment on n’en est pas ouvertement là mais on a sorti les nuisettes. Disons que j’y vois un témoignage parfait de la modernité. Admettons que tout plaisir est matériel et que son effet a pour support un corps. Le propre de la modernité est d’ériger le corps sexué en norme du plaisir, le propre de Céline est de témoigner pour la défection d’un tel plaisir en quoi Céline n’est pas moderne mais passons. Donc célébrer maman, ce n’est plus dessiner la ronde des bambins, c’est affirmer la désirabilité de Madame, non pas une désirabilité limitée mais offerte. Ce qui revient à dire que le plaisir moderne est tout à la fois référé à la sexualité, marchand et amateur de fétiches, c’est là le message condensé des affiches.
Nicolas d’Ilys est libéral, je veux dire qu’il croit aux robinsonnades, le genre je te vends mes pastèques, tu me vends tes logiciels de comptabilité, roberto fait des frites et sur le marché des conventions entre roberto, le vendeur de logiciel et moi, ça roule fort à l’offre et à la demande avec harmonie a posteriori devant le père fouettard à hermine, le juge quoi, http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/16/ca-fait-un..., donc Nicolas explique l’économie de marché aux méchants cathos qui ont lu Lacordaire, sauf que Nicolas prétend si je l’ai bien lu que nous vivons dans un pays bolchévique à économie centralisée, il ne lui vient pas à l’esprit que le libéralisme tel qu’il l’imagine n’existe pas et n’a jamais existé sinon sur les campus, le néo-libéralisme actuel prétend à une chose, maintenir absolument le principe formel de la concurrence, dès lors l’intervention réglementaire de l’Etat est non seulement requise mais constante puisque le marché n’est pas fait d’une poussière d’acteurs mais d’oligopoles.
Arlozoroff/PKK
12:07 Publié dans Armée Mauve | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : xyr, bal des dégueulasses, xp, fromage +, dies irae, ilys
Lettre à un camarade gréviste
Tu vas, tu viens camarade, sur le pavé, la chamade, la camarde c’est pareil, ça paraît un corbillard tellement c’est pesé, rompu, défait. Dans ta besace les mêmes mots de défense reviennent, un service public que t’ajoutes, un service public, on dirait l’Hôtel du Parc le 11 juillet, un altier disait service inutile ou à peu près, mais toi que viens tu faire avec ton service, de quoi parles tu quelle est la sujétion secrète qui traîne, virevolte entre les sept lettres qui ont le terme de vice pour descente atonale.
Sur le piano désaccordé du savoir en partance, ton nom est déjà apposé camarade, tu seras de la liste, tu voudrais des justes mais tu baisses les bras, tu fais le front têtu, tu dis presque hussard, tu balaies le petit bourg dieu, petit livre, petite pensée, petit rougeoiement, petites braises, t’entends dans la foule, Be-san-ce-not, t’as comme l’échine ployée de honte de les trouver là ces quelques syllabes, Be-san-ce-not, comme mythe errant, comme cristaline, comme tous les noms propres passés d’ici, de là, dans un titre et une marque, dans un juke-box et un coca, ça repart.
Dis moi camarade, t’es pas si jouasse que tu puisses mépriser sans frémir, tu sais bien la défection, tu sais bien le médiocre, tu sais bien le slogan, tu sais bien les fleurs de mâchefer de la langue politique et syndicale, tu sais bien les tours de table et les prises de parole, les c’est à moi et encore, les silences gênés, les colères ourlées, le déferlement bête, la coupure franche, des fois tu zyeutes d’un éventail, que fais-tu là ?
Dans la nasse, le piège, tu t’enfonces, pas à pas inéluctablement, arrodillé dans la pénombre, tu te tasses comme un manteau mou et tâché qu’on tient dans un angle de grenier, on sort la naphtaline, on dit de toi de telles choses, faudrait des fois qu’ils y viennent dans la fourrière, plus un médecin ne s’y risque, plus un pompier, presque plus de képis mais parmi les tiens, fidèles au poste, j’entends grésiller service minimum, la fonction s’affiche, garderie, grande crèche, no man’s land c’est ton territoire étiré d’enfances sonores, t’es resté dans le roc administratif, tétanisé, tu voulais qu’on y croit encore, tu voulais qu’on y consente, tu voulais que la lettre sauve, tu te voulais prêtre de cette Eglise d’albâtre à buste femelle, tu voulais l’allégorie dans chaque défroque, tu voulais la trinité en firmament, tu disais comme ça, liberté, égalité, fraternité, ça répondait, inanité, ignifugé, festivité, où seraient tes vœux camarade dans ce fatras ?
Personne ne se sauvera par l’école, personne n’y perdra non plus, tu finiras par serpenter, tu finiras par te causer en fantôme, tu t’oublieras peut être, tu te pousseras de loin en loin sur la pente du congé de toi-même, tu auras tu toute ambition, ravagé d’oubli, tu t’endormiras dans le narcotique doux des cris familiers, papa, maman, lala, lala, tu trianguleras en moderne, les yeux luisants de mille détours, le soir venu tu penseras pour demain, toujours demain, tu te prendras à murmurer, Zarathoustra.
Allez camarade, qui gouverne ment c’est de fonction, d’hier et d’aujourd’hui cela ne s’éteindra pas, celui qui choisit la pente du savoir, choisit, dans ce pays, la guerre, parce qu’il choisit de combattre la crème fouettée de la conversation qui n’accorde jamais deux mots au même archet, celui qui est touché par le talent choisit la discrétion pour ne pas attirer la meute curieuse de connaître le malséant qui la dérange dans l’uniforme standard de la vielib’, il n’ y a plus de femme et d’homme mais des pariétaux, il n’y a pas plus de talents et de parabole, compassion et statistique caracolent, pont lacrymal des soupirs, le temps d’avaler, déglutir et basta, l’école se dilate, au néant.
Vois-tu camarade pour que l’école existe, il eut fallu la foi en l’Eglise ou au Savoir, les deux ont déchu avec l’attirail entier des ailes et de l’anonymat, à l’Europe qui vient, il faut des gestionnaires, des techniciens et des dérouleurs de signes massifs, cela ne réclame ni la foi, ni le savoir, tu restes avec ton tribunal critique, pas perdu, Diderot et Rousseau dans la cave, comme Joseph K, tu sens le fouet qui s’abat sur leur dos, punition méritée, punition dévolue c’est toi qui les as conduits dans le réduit, c’est toi qui tient les lanières, c’est toi qui entremêle aux syllabes du grand marché le flatus vocis de pédagogie tu paies de mots tes abandons, tu les laisses, la peau en miettes, ils te supplient, tu te détournes, déjà parti vers « tes » élèves qui te clouent chaque jour au tableau noir de la mélancolie.
Arlozoroff/PKK.
09:55 Publié dans Discours du Secrétaire du Parti | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : école, grève, joseph k, diderot





