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29.05.2008

La mère de François de Souche

Un maghrébin a déposé une main courante après avoir été crucifié, broyé, décapité à la hache en plastique de bûche de Noël par une horde de supporters du PSG écumant les couloirs du RER en déféquant et urinant devant des mères de familles, et scandant "à chacun son arabe". C'est évidement sur Libé.
   
Je ne vois absolument aucun intérêt à publier ce type de fait divers devant le taux exponentiel d'agressions en France, à moins que certains types d'agressions soient assez rares pour devenir significatifs aux yeux de quelques pigistes engagés.

La mère de François de Souche s'est récemment faite agressée, et violemment hein, à coups de poings au visage par un CPF, dont nous pouvons à coup sûr dire que l'appât du gain à la tire, était tout d'abord motivé par une soif immuable de s'en prendre à une blanche.

Je ne crois pas me souvenir que Libération ait relaté d'une quelconque manière l'incident en première page.

C'est très étonnant aussi que mon ami J.D. (initiales modifiées) défoncé en 1995 par 15 Chances Pour la France, sous le prétexte qu'il ressembla à un PD avec sa queue de cheval blonde, n'ait bénéficié d'aucun papier engagé, d'aucune ligne défilante au 20 heures. C'est dingue, j'en arrive à me poser des questions !

La main courante est généralement déposée quand il n'y a aucune trace de coups apparente ; dans le cas contraire on porte plainte. Quand il vient à l'esprit d'une centaine de personnes (même une dizaine) de lyncher un individu, ce dernier est rarement dans la capacité physique de se rendre au commissariat du coin pour pleurnicher. Les urgences sont remplies chaque jour de personnes taillées en pièces, probablement victimes d'actions racistes, mais dont le mobile est masqué par le fait que les agresseurs ne sont pas du PSG, et les victimes absentes du thesaurus des espèces protégées. Bref vous m'aurez compris, certaines mains courantes valent de faire la Une médiatique, et semblent devenir le summum de l'ignominie raciste pour nos compatriotes d'origine nord africaine. Nous attendons patiemment les prochaines sanctions du Conseil de Sécurité. 
 
On discerne une fois de plus ce qui motive l'article ; ressusciter la menace fasciste en appliquant le général au particulier, répondre à l'air du temps par un écho de compassion exophile, offrir toute la latitude pour un nordafricain d'utiliser l'appareil juridique à son avantage (même pour un problème d'hémorroïdes) avec l'artillerie médiaticoassociative habituelle. Les autres, ils peuvent bien crever.

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28.05.2008

le fonds de l'air

Sarkozy a changé de monture et donc de montre, Patek Philippe, discret, sertie poignet de faux-derche, il la lustre bien, de mains en mains d’invités, ils la regardent, la touchent, ceci est mon corps qu’il dirait le marquis trombinard de Neuilly s’il avait autre chose que du culot d’ado certifié gros naze comme on disait de mon temps, et puis Audiard l’a dit le genre Sarko ça se reconnaît tout de suite à ce que ça ose tout, remember les tontons, allez je rembobine, Ventura et Blanche tartinent sous l’œil dalban yes sir et les deux frères rappliquent, le même air de loufiat, volfoni à l’Elysée.

La seule chose qu’il donne jamais Sarko ce sont les petits secrets de Polichinelle des Hauts de Seine, bizarre y avait les affaires sociales confiées à Balkany qui multipliait les électeurs et la planche à billets, suivent les petits marchés de fournitures, factures dopées aux hormones made in euroland qui disparaissent, sociétés bénéficiaires qui ferment, clefs sous la porte et tout, I don’t remember qu’ils disent, documents administratifs qui disparaissent dans les coulisses du conseil général ou celles de la chambre des comptes, ordinateurs traités façon 2001, cahiers d’entrées-sorties du personnel qui se déchirent, l’hypothèse de l’autodisparition des vestiges, après l’autocombustion d’AZF, la France est le pays du miracle, Amen.

Alors bien sûr on tatanne le faux chômeur qui refuse 63 fois un emploi, on voit que le président il a jamais su ce que c’est une ANPE, parce que sinon il aurait découvert un peu embrouillé qu’on a rarement vu cet organisme proposer quoi que ce soit à qui que ce soit, chasse au snark que ça devrait s’épeler l’agence, on rengaine sur le grutier marseillais qui travaille que 2000 heures par an sur les docks, on jouit sans entrave sur le service minimum après la culture minimum, le savoir minimum et la vulgarité maximum qui règne sous Niko Ier avec à la baguette David Guetta d’un côté et Cali de l’autre, mille fions trépanés qu’il devrait chanter l’espingouin de Perpignan, on verse lalarme sur le pêcheur qui s’en va dans le fonds des aides, on turlupine à qui mieux mieux mais qui peut croire encore ce Triboulet et puore si muove, ouais encore un peu…

 

Arlozoroff/PKK

 

cantates (1)

Il n’y a pas de Révolution qui ne soit soulèvement, renversement et trouée, il n’y a pas de Révolution qui ne détruise les machines et piétine les contrôles latéraux, ceux qui n’ont pas de noms et traversent les corps, il n’y a pas de Révolution qui ne fusille et ne produise ses traîtres, il n’y a pas de Révolution qui ne s’harnache de monstres, parce que les monstres sont les nouvelles mises en forme du monde, même de papiers et d’esbroufe cela ballade une odeur de sang et de pourriture démembrée, cela triture l’eau lustrale des blanches mélancolies, cela s’égaie dans le temps du vivace, de l’aujourd’hui, cela détonne dans la chair triste, cela vient comme un sexe ouvert dans la pénombre du lointain.

On préfère le lot des névrosés, criminels et aboyeurs blanchis dans le giron des écoles et du savoir-vivre à ce qui s’apprête à dégonfler le ventre, déballonner les intestins et rétablir les liaisons inorganiques avec l’univers souffrant de la vie. On préfère protéger que vivre, assoiffer, inonder, affamer, accaparer, en un mot se constiper que d’enterrer un seul vice.

Où prétend-on insurger sa conscience, délester son inconscience, vivre de trépieds et de transepts, s'extasier en absides d'airain, de quoi se plaindre, que valent les plaintes contre un seul homme qui crève de faim, pas seulement d’une faim panifiable mais d’une faim d’Esprit, un seul homme donc qui s’étant ausculté, adjugé et remis sur pied sonde ses masques et veut découvrir le monde comme sa propre vérité.

Que valent ces suffocations ? Elles vont droit, elles vont de droit dans le collecteur d’égout et si les démocraties ressemblent à des marées de purin se succédant sur un rythme trentenaire qu’elles disparaissent et qu’elles crèvent, nous aurons au moins du pain et des jeux à réclamer au Prince.

Arlozoroff/PKK

23.05.2008

la petit train de la réacosphère (part III)

En bas de chez lui, Xyr rêve aux poings fermés des combattants révolutionnaires, http://aucentredugrandrien.blogspot.com/2008/05/en-bas-de..., il dit qu’il les préfère aux jeunes gens d’aujourd’hui, j’en doute.

 

Le bal des dégueulasses tient les analphabètes musulmans qui résument leur foi à sodomiser leur femme, les dérouiller de temps en temps, réciter la shahada et bouffer halal pour des types pleins de bon sens venus donner la fessée aux mauvais français qui s’en foutent plein la panse, avortent et ne pensent qu’à leur gueule, http://lebaldesdegueulasses.hautetfort.com/archive/2008/0..., alors pourquoi parler de dhimmis ? pourquoi geindre sur les collabos d’aujourd’hui, si la République était laïque tout le réseau d’enseignement catholique aurait péréclité dans une faillite retentissante dès les années 50 du dernier siècle, si la République était laïque, elle tiendrait le savoir pour autre chose qu’une latrine, si la République était laïque, elle flanquerait dans le premier charter les quarante imams radicaux qui conchient la France mais profitent de ses lois sur la non-séparabilité des familles, ce n’est pas le cas donc la République est le nom d’autre chose, j’aurai tendance à dire, le social-christianisme, attendu qu’il existe, a existé et existera autre chose que ce monstre sous le nom de chrétien.

 

XP m’a fait connaître un dénommé Lapaque, http://chrnniques.blogspirit.com/archive/2008/05/21/la-ba..., ça n’a aucune importance je sais mais la vacuité du propos est telle qu’il m’a inspiré une règle télévisuelle, sur un plateau dîtes n’importe quoi, aboyez mais faîtes le avec conviction dans un  écran de salive.

Phrase glanée chez l’anatomo-pathologiqte de la littérature, « Oui, je reviens à notre sujet de dissection, mon propre livre que tu as si mal... vite me dis-tu ? D'accord, vite lu, sans y voir tous les petits signes que j'y ai laissés, pour des lecteurs subtils ».

Avec un titre tout en douceur, Fromage plus revient sur le cul par-dessus tête des interdits transgressés, pour l’instant en film, http://fromageplus.hautetfort.com/archive/2008/05/20/niqu..., je me souviens d’un épisode la guerre des étoiles, Luke Skywalker est des plus attiré par la princesse Leia, or ces deux là sont frères et sœur, dans la version de George Lucas, l’interdit émerge et restitue l’ordre du monde, dans la version actuelle, Leia taille des pipes à Chewbacca parce qu’elle déteste la discrimination des chimpanzés géants qui sont des hommes comme les autres, là-dessus arrive Luke qui se met en couple avec le même Chew qui bande assez fort pour le blondinet spatial, mais l’amour fraternel est si puissant que Luke et Leia découvriront dans le feu du désir qu’ils sont frères et sœurs et Luke rompra son pacs avec Chew car l’amour toujours triomphe.

 

Ilys cartonne l’Institution malade du pays ( y en a-t-il une qui ne le soit pas ?), l’éducation dite nationale, ça donne un petit extrait de documentaire vachard, http://ilikeyourstyle.net/index.php/2008/05/22/laide-nath/, mais une question surgit si des générations de cancres ont été produites, des types qui doivent lire leur 10 essais et romans de 110 pages par an, donc si ce genre de singes supérieurs tient les commandes et que la machine continue de tourner, cela ne revient –il pas à dire que le savoir est inutile à la société, à la politique, aux individus ? qu’il est donc l’ennemi principal en dehors des quelques apports nécessaires à la maintenance des appareillages techniques.

 

La cage aux phobes en écho aux réflexions sur l’inceste de fromage plus, http://lacageauxphobes.blogspot.com/2008/05/au-commenceme..., l’inceste au cinéma est un perpétuel plat réchauffé, le souffle au cœur de Louis Malle, la fleur du mal de Chabrol, Old boy de Park Chan-Wook, énumèrent les couples mère-fils, sœur-frère, père-fille et frère-sœur comme autant de limites et dès lors de transgressions, aujourd’hui cela s’immerge dans la naturalité parce que le modèle des pères n’est plus, nous entrons dans la zone grise des simulacres et celui-ci est un simulacre d’amour total, d'amour de naissance, une niaiserie.

 

Hypothèse extrêmement forte de Renaud Camus, http://www.nouveau-reac.org/docs/Camus/CR_e45.htm. Dans l’imaginaire d’une société métissée, tissée donc de multiples fibres, l’arbre-souche figure la bourgeoisie si bien qu’il n’y a de peuple qu’immigré ou coloré, il suffit de jeter un coup d’œil sur les ministères du peuple du gouvernement Fillon et sur la petite lucarne pour voir que cet imaginaire fonctionne à plein. Or la culture, les œuvres, leur mécanisme, leur sens sont peu ou prou assimilés, toujours dans un même imaginaire sociologique, à la bourgeoisie donc à l’arbre-souche, dès lors l’antiracisme est un discours à la fois démocratique, hostile à la culture et anti-souchien (comme dit Camus, on entend parfaitement en sous-texte comme aurait dit Stanislavski, sous-chiens), discours qui a pour conséquence la destruction des Institutions culturelles conçues comme une allosphère bourgeoise-souchienne extérieure au bon peuple et dès lors discriminatrice.

Je reprends en tout point l’analyse de Paul-Emic et sa conclusion  « pour conclure, un ministre de la pêche ça ne sert à rien . Dehors ! », http://polemiquepolitique.blogspot.com/2008/05/michel-bar....

 

Chez Polydamas, on cite Jean-François Ricard, http://abimopectore.over-blog.com/article-19337280.html, aux dernières nouvelles Villepin ou Chirac ne sont pas entrés en guerre aux côtés des Etats-Unis en Irak parce qu’ils pensaient cette occupation inutile, coûteuse et, à terme, insupportable pour la France , les droits de l’homme n’avaient rien à y faire.  

Artemus est sympa, il fait un papier sur le dernier combat de Mégret, sa sortie, http://rectitudinesto.hautetfort.com/archive/2008/05/20/j..., c’est donc fini pour l’ancien du club de l’Horloge.

 

Arlozoroff/pkk

 

A une bordelaise

Madame, j’aimais votre langue passée sur les lèvres, j’aimais le fard de vos joues en corolle sanglante, vous étouffiez Madame, soupirs et pause, on me dit que vous êtes partie, on me dit que vous êtes là-bas, on me dit Bordeaux, Gironde, appartement bourgeois, avez-vous perdu le sextant de vos jambes, peut-on les voir toujours dans le bleu parfait d’un ciel découpé, peut-on les aiguiser, regard ocre Madame, je vois vos songes bien halés.

Vous aviez un nom de chimère, un prénom de shampouineuse et j’aimais vos seins entichés, dans cette voiture Madame tard la nuit néon en spectres lugubres, dans cette nuit là Madame c’était un soir de juin, vos cuisses serrées vous aviez éteint le contact, ma jambe sur le levier, vos lèvres essuyaient le désir comme un souffle apparié, j’aurai dû Madame mais la vie s’estafilade, je porte la marque de vos corsets, la dague au chaud, je porte la blessure rouge, vous savez bien, dévastation silencieuse, immense cortège de mes fantômes, cela revient la nuit, le jour, qu’importe, votre prénom murmuré, vous souvenez-vous ?  

J’ai appris bien des choses, ne serait-ce que la cruauté, qu’on puisse s’araser, qu’on puisse teinter, qu’on puisse s’effondrer, qu’on puisse revenir de tout et continuer, j’ai appris tout cela, dans mes brouillards, démarche aphteuse, je tiens les beautés fanées, je tiens les peaux charnues, je tiens les glucides enfouies en pistils étincelants de cellulite, je tiens les traces du temps pour le clin d’œil de vanité, je les tiens pour la marque même d’une émotion, je me retourne Madame, je me prosterne, j’enlève bas, chapeau tout bas devant ces Drouot infinies chantés par Barbara, vous aimiez Madame, ou ne restez-vous qu’à l’anglais, I wish en poussière devant votre vie bien gainée.

Si vous me lisez Madame, vous devez être passée au filtre du soir, vous devez résigner vos langueurs, vous devez éteindre le feu vous savez tout ce petit brasier qui couve, vulve et fournaises mêlées, si vous me lisez Madame, vous savez bien qu’à venger son sexe on perd son temps, les canons se taisent, on est là bras ballants, on oublie qu’on est de ces espèces enfouies, vous et moi, bientôt débris, bientôt dépôts, on dira de nous corpus de littérature française, l’amour et l’occiput, on dira de nous, ils se désespéraient.   

 

22.05.2008

Delanoë et la décomposition du PS

Sur la couverture du nouvel obs, le maire de Paris de ¾, la main apposée sur la joue, l’air évaporé, on entend distinctement un ciel mon mari échappé d’un mauvais Boulevard, dans l’armoire en calbut’ on imagine bien Sarkozy qui paluche Joffrin, ça fait son Feydeau en version têtu intégrale vaseline en moins, c’était quoi déjà le titre de têtu, plaisir et centimètres, vérité ou fantasme ?, c’est une question que devraient se poser les camarades socialistes parce qu’à ce point de débandade y a plus de limites et quand je dis débandade je cause dans les deux sens, littéral et figuré, Delanoë après la joconde du Poitou, y préparent quoi comme suite, Yvette Roudy ?

Bon je reviens à la couv’, la phrase, « moi, libéral et socialiste », deux prédicats antithétiques, un pronom personnel bien souligné, on se dit le seul substantif dans cette phrase c’est lui, l’évaporé, le reste c’est néant, libéral à l’heure des mondialisations et des fuseaux horaires franchis en cinémascope, socialiste quand y a plus d’ouvriers que sans papelards, du moins à la téloche qui en connaît un rayon côté prolétaires, donc le truc qui marche au blairisme réchauffé, je suis socialiste moderne ou libéral de gauche, les ritals sont plus francs ils disent démocrates, autant dire rien.

La candidature Delanoë, c’est l’idéal pour tous, pain béni pour Sarkozy, j’imagine déjà les prochaines ouvertures de JT l’homme qui a fait pleurer Bertrand, l’homme qui voulut tuer Bertrand, après qui court Bertrand, et plus il avance l’édile parisien, l’Etienne Marcel des tant d’euros au m2, le socialiste à six zéros, plus il avance plus il ressemble à son pote Pascal Sevran. J’imagine le jingle, moi je veux mourir sur scène… et Nico qui tend le pouce, vas-y mais vas-y donc. Pain béni pour le facteur qui jouera la troïka bolchévique sur canapé Drucker, pain béni pour Bayrou qui sortira du musée son bus au colza, pain béni pour Le Pen momifié qui lancera sa campagne contre les judéo-invertis, ou les islamo-trous du cul avec dérapages nombreux et répétés, Delanoë c’est le grand cirque assuré avec défaite au final, flon-flon et champagne, cris d’hystérie sur la France moisie.

 

Arlozoroff/PKK

 

19.05.2008

Grande heure et des cas dansent

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Pour illustrer la déchéance française, un commentaire absolument génial posté sur un billet de François de Souche relatif au monde footbalistique BBB, nous livre une vision rabelaisienne du cauchemar que nous sommes en train de vivre. 
 
"Ils devraient faire un truc encore mieux bon sang : Un stade grand comme le grand accelérateur de particules franco-suisse, là, ‘oyez. Et la dedans, ils foutent des tonnes et des tonnes de viennoiseries, des femmes à poils, de bière, et de paquets de cartes Uno. Et pendant cent jours et cent nuits les français vivent, bouffent, chient, baisent, se battent jouent et meurent la dedans. Et les vainqueurs ont le droit d’aller se prosterner devant une statue de Chirac de 125m de haut. Là, le pays des lumières auraient la vraie gueule de ce qu’il est devenu".

18.05.2008

Les bêtes sauvages

Hier soir, au cours d'une émission grand public un peu con et vraisemblablement diffusée en direct sur TF1, un petit dérapage d'une invité, jeta un froid comme on les aime.

Alors que les animateurs s'esclaffaient autour d'un plateau bon enfant, sur des images d'animaux sauvages en train de se reproduire, le quart d'heure promo donna l'occasion à une féministe, de faire de la pub pour le Monologue du Vagin, et toute sa vacuité à l'occasion d'une tournée prévue à la Nouvelle Orléans. Évidemment, nous nous attendions à une conclusion convenue sur la prédation de l'Homme Blanc, sur sa veulerie mâtinée de machisme sexué, bref, sur la cruauté incarnée sur terre, mais le Miracle se produisit.

Elle annonça le plus naturellement du monde, que les fonds récoltés par la troupe de théâtre, serviraient "[…] à aider les femmes du Congo qui sont violées de 18 mois à 80 ans".

Consternation et silence gêné devant 8 secondes de réalité, un temps infinitésimal pour un cerveau atteint d'ictus amnésique citoyen.
 
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17.05.2008

Prélude à une insurrection

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Nous

ne prétendons pas que les conditions

soient réunies pour

une insurrection,

nous, ce qui n’a plus nom de prolétaire et qui l’est au sens propre

celui qui a ses mains et son jus de cerveau

à disposer.

Nous donc

nous nous interdisons

de la désirer dans sa dernière culotte, dans son ultime tour de

main,

celui de ses rites rouillés,

de cette masse documentaire,

ces débris d’icônes qui pullulent

à la crinière des bouches à feu

abjectes

de la démocratie nouvelle.

Déminons le mot,

les formes, le cache-sexe de l’oligarchie ventarde et bouffonne

nous

ne savons pas le pouvoir du peuple,

nous

ne sommes pas de ses prophètes, ni même de ses bouffons,

nous

dérivons voilà tout.

Ici, ailleurs ou autre part,

dans l’interstice d’un temps

qui coule

entre les mains

en autant d’oraisons funestes.

Regardez donc

les défroques

des prêtres à cravates,

leurs baves à chiffres et les mille et une manières qu’ils ont tous

de se mettre

comme s’il n’y avait que ça, le maître des céans.

Leurs yeux rougis, leurs flétrissures,

regardez

bienheureux,  publicains des deniers qu’on dit publics

fermiers à bail

il y en avait tant déjà sous l’Ancien Régime,

un pour le sel, un pour la dîme, un pour la taille

Et aujourd’hui ?

les mots d’ordre

prolifèrent,

envahissent

et défenestrent la raison à tel point que

des hommes bronzés et à demi-concupiscents

le lorgnon sur leurs dicos

glissent les deux genoux à terre et 

prient sur l’autel des marchés financiers.

ces pages je ne sais plus combien du Wall Street Journal

et de l’Economist

Et vous vengez

quiconque,

n’est pas rangé

vous

réclamez là où les tenseurs sont à plat

le démembrement des organes,

une collection de tissus qui ne se prendra plus à la sortie

pour une collecte annuelle

d’état-civil.

C’est dire à quel point

on aime la chair chez vous, la vraie chair, le frisson

et même l’ironie, délocalisez dîtes-vous

flexibilisez, amaigrissez, dégraissez, réduisez

Vous

n’avez plus de noms, plus de patries, plus de gavages,

Vous êtes dégagés

des catégories, vous vous suffisez du terme de rentiers

parce qu’après tout la guerre de classe, vous l’avez gagnée

Vos regards

s’enveloppent d’hypothèses

puis de dépit, puis de dégoût,

encore un marxiste.

Queneuneu.

Vous méritez vos places,

votre fortune,

votre jouissance,

votre gloriole,

votre paix de l’âme,

vous la méritez en bloc.

Vous redécouvrez les charmes de la terreur,

puisque cette terreur

c’est vous qui l’énoncez

ou les porte-voix

les bustes parlant et les lèvres aboyeuses des torchons et

des lucarnes à votre solde et vos mercenaires ont bien appris

à glapir et à se coucher.

De nouveau,

l’Etat exécute au fusil, à la chaise, à la pendaison

L’Etat exécute à froid

pour une simple question d’honneur et de moeurs

la crédibilité, je crois.

De nouveau

l’Etat nombre et dénombre le trop plein et les à cotés

on mobilise, on parque, on incise, on renvoie

on défait et refait le corps toujours en fuite et jamais parfait

de la nation faîte Etat

de nouveau

l’Etat introduit garant, se proclame imperfectible et débile

Tenant sur des béquilles et des intérêts

de nouveau

l’Etat tend la sébile

de nouveau l’Etat intègre

la biologie et invente

les fraternités du génome

tous égaux devant l’ADN

qui signe l’humain et le démarque du chimpanzé,

1% de démarcation c’est dire si la ligne est prête

à se déplacer.

Et nous le regardons inoffensifs et choyés

épaves discrètes d’une guerre à mener.

arlozoroff/pkk

16.05.2008

le petit train de la réacosphère Part II (2)

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Nebo introduit un chapitre du livre noir de la Révolution Française consacré à Léon Bloy, http://incarnation.blogspirit.com/archive/2008/05/04/leon..., avec les illusions coutumières qui veulent que les aveugles lisant auront les yeux décillés par ce qu’ils apprendront, je crois que c’est impossible. En passant, je trouve ce recueil assez faible avec des travaux de deuxième main, des erreurs factuelles, une absence absolue d’archives nouvelles et de tout sentier d’interprétation sans balises, c’est pénible à dire, mais la droite historienne semble aussi embrumée que le musée du comte de Chambord, j’en conclus qu’il y a plus à glaner dans l’ouvrage d’Antoine Compagnon, les anti-modernes que dans cet épais volume.

 

Touché par la foi, le grand charles de retour de canossa (ou de chartres ?) poste un clip sous-titré en portugais à la gloire de l’Eglise catholique, http://legrandcharles.wordpress.com/2008/05/12/welcome-ho..., je note que les images des papes ne vont pas au-delà des années 1960, l’esthétique est celle d’un docu-fiction allemand, le montage celui d’une pub pour voyagistes, depuis quand la chrétienté a-t-elle perdu à ce point le goût, elle qui eut des cinéastes comme Bresson ou Rossellini ?

 

Article de Pierre-André Taguieff repris dans le nouveau réactionnaire, http://www.nouveau-reac.org/docs/TPA/TPA_multiculturalism..., ce dernier s’appuie sur les travaux d’un sociologue américain, je cite le paragraphe qui lui est consacré,  « Cette pathologie sociale peut être analysée sur la base du modèle d'intelligibilité construit par Robert Putnam dans les années 1990 et mis à l'épreuve au cours des années 2000, selon lequel le « capital social », soit « les réseaux qui relient entre eux les membres d'une société et les normes de réciprocité et de confiance qui en découlent » (11), tend à décliner lorsque s'accroît la diversité ethnique et culturelle. Putnam a étudié ce qu'il appelle la « diversité ethnique » aux États-Unis en référence aux quatre groupes retenus par le recensement nord-américain : les Hispaniques, les Blancs non-hispaniques, les Noirs non-hispaniques et les Asiatiques. Ces catégories dites « ethniques » ou « raciales » sont en fait tout autant culturelles. Dans un article retentissant publié en juin 2007 (12), le sociologue et politiste en arrive à formuler un certain nombre de conclusions inattendues de la part d'un « progressiste », et qu'on peut réduire à quatre thèses : 1° Plus la diversité ethnique grandit, plus la confiance entre les individus s'affaiblit ; 2° dans les communautés les plus diversifiées, les individus ont moins confiance en leurs voisins ; 3° dans ces mêmes communautés, non seulement la confiance inter-ethnique est plus faible qu'ailleurs, mais la confiance intra-ethnique l'est aussi ; 4° la diversité ethnique conduit à l'anomie et à l'isolement social. Il va de soi que de telles conclusions, établies à partir d'une enquête conduite d'une manière exemplairement scientifique sur un échantillon d'environ 30 000 individus, ne peuvent qu'affoler les adeptes du « politiquement correct » en matière d'immigration (célébrée comme une « richesse ») et les partisans du multiculturalisme (présentée comme la voie unique vers le nouvel avenir radieux). » Je constate que Putnam élude 4 problèmes, le caractère fondamentaliste de toute société façonnée par le protestantisme, le rapport entre racisme et société moderne fondée sur le principe formel de l’égalité des individus, la question du métissage et de ses effets sur les individus et les sociétés, le caractère délirant des catégories statistiques américaines quand elles sont prises pour substance et non pour un cadre taxinomique.

 

Les libertariens trouvent Rocard crypto-bolcho, http://cozop.com/lomig/la_gauche_et_la_capitalisme, ce sont un peu les amis de Nicolas d’Ilys donc leur système d’analyse est simple, quand un marché ne fonctionne pas de manière optimum (celui de l’immobilier en l’occurrence) c’est la faute aux interventions publiques, quand le niveau de vie des ouvriers occidentaux progresse c’est à cause du marché, dans tous les cas, le marché a sempre ragione.

 

Polydamas cite la prière du para, http://abimopectore.over-blog.com/article-19455696.html, je la connais depuis mes cinq ans, mon père l’avait conservée de sa guerre en Algérie, son baptême de français, il en a toujours retenu ça, « Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas ».

 

Article intéressant de la fédération royaliste provençale sur les projets de modernisation des commémorations nationales, http://federationroyalisteprovencale.hautetfort.com/archi..., on y apprend qu’on réfléchit sur une date unique comme pour regrouper le plus de monde possible sur les parvis comme si le sang donné pour la France n’avait plus aucun sens sinon celui du rassemblement des anciens, le dernier poilu éteint on soufflera les bougies du 11 novembre, on ne dira plus armistice mais jour des effusions franco-allemandes.

 

Arlozoroff/PKK

 

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