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05.07.2008
judaïsme en solde

Ce que les gentils ne comprendront jamais c’est que les juifs n’ont pas besoin d’ennemis pour se détruire et ce pour une raison simple, ce qui tient le nom juif dans le réel c’est l’étude, dès lors que l’étude disparaît, se répète et s’ennuie avant de se dissoudre le nom juif n’a plus de consistance, il n’est plus rapport indéterminé à la Loi (doit-on la tenir pour inoxydable, doit-on la dépasser, comment se conçoit le messianisme etc.) mais phraséologie des maîtres, rumeurs d’excellence et pour finir corruption pure et simple.
Pour paraphraser Péguy, toute communauté dispose d’une mystique et d’une politique, toute nation en a plusieurs. La politique juive française a misé sur Sarkozy et l’Etat d’Israël, qu’est-ce que cela donne dans les faits ?
Prenons deux exemples, on sait que Jean Sarkozy, 21 ans et dirigeant du groupe UMP des Hauts de Seine va épouser l’héritière Darty, Jessica. Il l’annonce lui-même, de telles alliances le conduisent à choisir la conversion au judaïsme orthodoxe. J’imagine que le consistoire va assouplir les règles de conversion comme il fit l’honneur du kaddish au banquier Edouard Stern qui était pourtant baptisé, comme si le judaïsme politique était plus attaché à la « race » qu’à l’étude pour énoncer ce qu’est un juif. Dès lors on est en droit de conclure ceci : pour le judaïsme politique français un juif opulent ou influent, et aujourd’hui c’est la même chose, tient sa judéité de sa mère donc de la filiation et non d’un quelconque rapport à la Loi , aussi se convertir au catholicisme ou à la religion réformée est affaire d’opportunité, comme le disait Heine c’est un passeport pour la modernité. Dès lors qu’il n’y en a plus besoin, on revient à la « race » et le consistoire se fera une joie d’accueillir le fils prodigue.
Le second exemple tient à une démarche étrange du CRIF. Celui-ci décide de réactiver une accusation fumeuse à l’encontre de France Télévision, celle d’avoir mis en scène une séquence où un palestinien et son fils sont pris sous le feu d’un échange de tir avant d’être touchés. Or cette réactivation intervient au moment où Nicolas Sarkozy se heurte à la résistance des personnels devant la diète qui les attend. Il est bien évident que dans la moraline actuelle lancer l’accusation d’antisémitisme à l’encontre d’une personne ou d’une Institution est la pire des dégradations morales possibles, aussi on sent à cet acte que le CRIF accourt au chevet d’un président bousculé, le même président qui n’hésite pas à proposer la partition de Jérusalem en vue de la paix à venir, le même président dont le gouvernement retire le qualificatif d’antisémite à un lynchage sous le prétexte que la victime comateuse appartient à une bande.
On le voit le CRIF s’arroge le monopole avec son appendice la LICRA de l’accusation infâmante d’antisémitisme, elle la distille à des fins strictement politiques, dévaluer la côte morale d’un adversaire, dès lors elle la voue au néant discursif.
Dans les deux cas, choix de la « race » dans la définition du nom juif, usage politique à géométrie variable de l’accusation d’antisémitisme, les instances politiques juives françaises n’ont aucune idée des conséquences de telles attitudes, ni même la moindre petite prescience de ce qu’est l’exercice responsable du pouvoir et celui-ci ne consiste certainement pas à tirer des traites sur la Shoah pour exercer un magistère moral autoproclamé en défendant à tout bout de champ la spécificité juive (la fameuse communauté fermée qui s’ouvre tout de même mais dans l’arbitraire le plus complet, on récite le kaddish pour Edouard Stern mais on refuse le bénéfice de la loi du retour au moine David Rufeisen, on admet comme juifs les falashas mais on tient pour anecdotiques les derniers marranes portugais ou maliens), la politique de l’Etat israélien et le président Sarkozy.
Arlozoroff/PKK
12:49 Publié dans Semyorka et Katioucha | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy, darty, crif, edouard stern, marranes


