23.06.2008

le front de taureau du sarkozysme

A quoi ressemble le sarkozysme en acte ? Cette question, quatre petits tours de pistes permettent d’y répondre :

Le premier concerne les élections au CFCM, conseil français du culte musulman, qui ont porté un marocain (« en cours de naturalisation » nous dit-on) à la tête de l’organisation. De là quelques remarques, Sarkozy place aux postes de commande le commandeur des croyants, sa majesté Mohammed VI, indiquant par là même la position française : nous sommes une puissance musulmane (c’est le sens de son discours sur l’islam intimement lié à la France ) et nous disposons d’alliés dans l’Oumma. De là deux remarques, avec 1800 lieux de culte et une offensive permanente dans l’espace public, l’islam s’institue comme autorité et sert de bélier à la destruction de l’édifice laïc, il y a donc alliance objective des consistoires et des évêques de France avec les enturbannés à demi incultes de l’UOIF.

Le deuxième porte sur les évènements du champ de Mars, une fête a lieu, les raclures s’invitent, agressions, tabassages, arrachages de portables, les CRS chargent, la liturgie est devenue immuable, les fameuses « racailles » ont pignon sur rue, ils font partie du spectacle lacrymogène, ils sont même les meilleurs auxiliaires de l’ordre public, ses bouledogues.

Le troisième concerne le comateux juif des buttes Chaumont. On hurle à l’antisémitisme, on trépigne, les foulards tricolores sont sortis, puis Sarkozy pénétrant sur la terre de Canaan on revient en arrière, juste une rixe entre dealers, africains contre séf’, la routine. On évacue le problème, les différences identitaires deviennent un prétexte aux haines à coups de latte et aux assauts à dix contre un, les identités varient et défont les groupes on aura les bolos, les feujs, les arabes, les marocains, les reunois, les antillais, on aura toutes les subdivisions voulues pour indiquer ce que Schopenhauer avait détaillé en une parabole, l’homme est un porc-épic, il a besoin de chaleur et se rapproche de ses congénères alors il se heurte et se griffe puis s’éloigne, c’est là l’intervalle dans lequel il vit, les noms sont alors le substrat des insultes et des ralliements.

Le quatrième vient de l’incendie d’un centre de rétention dont on devine qu’il est la forme moderne et policée du camp de réfugiés avec ses règles, ses rumeurs, ses limites à l’arbitraire obligé qui tient rafistolé un règlement impossible  à tenir. Un tunisien meurt de crise cardiaque, la rumeur enfle, on incendie des matelas dans la précipitation comme une pétition à la va-vite, on attend le cargo-cult comme on a toujours attendu le sésame ouvrant le je ne sais quoi de l’espoir, un petit tampon,  car les centres de rétention n’ont de chance d’exister  tels qu’ils sont que par cette brèche nécessaire au dispositif, l’arbitraire légal de la régularisation.

Alliance avec des puissances musulmanes allant jusqu’à la compromission, usage des racailles comme auxiliaires de l’ordre public, dérapage et variation infinie des haines identitaires, arbitraire obligé des régularisations, voici le bilan et la figure du pouvoir sarkozyste, ce pourquoi les électeurs portent tout haut les deux cornes de la Bêtise , celle à front de taureau comme l’appelait Baudelaire.

Arlozoroff/PKK

 

17.06.2008

Brand new tocards

Non, le foot n’est pas l’opium du peuple mais le rite impur des multitudes

Oui, Zidane était un joueur d’exception

Non, le sport n’est pas affaire d’égalité, de compétition et de dopage

Oui, c’est l’épopée mineure d’un groupe

Ce groupe Zidane avait trouvé trois fois le moyen de le mener au sommet

Ce groupe Zidane avait trouvé le moyen de le défaire et de l’humilier

Ce groupe n’était pas la France en bleu, en blanc, en beur,

Ce groupe était celui qui attendait du prodige le signe

En euros, en dollars, en sponsors, en palabres

Et alors, ils démontrent que les français sont le peuple le moins chauvin du monde

Oui ce peuple aime la manière, est prêt entre deux minableries

A fêter les petites épopées qui ne le dérangent pas

Mais il y eut le coup de boule et les Oh et les Ah

Aujourd’hui les français ont la traduction balle au bond

Du Sarkozy ‘s spirit

Ils ont leur miroir

Brand new tocards

 

06.06.2008

Frédéric Rabiller : le destin de la Terreur

Frédéric Rabiller est l’homme qui détruisit en un an 10 des 12 radars qu’il avait désigné à la vindicte de ses explosifs composés de triacétone tripéroxyde, matière première du terroriste fauché, kamikazes palestinien ou irakien, anglo-pakistanais de Londres, autonomes bretons, collectionneurs.

L’homme, nantais d’origine, a été déclaré seul, introverti, paumé, sale, fasciné par la Fraction Armée Rouge, on finit par postier et le tour est joué, on tait l’affaire.

Le mobile, les idées d’extrême-droite, le mode la déréalisation due à un usage intensif de jeux vidéos, le procureur est heureux.

Il peut taire, d’un côté, l’impéritie d’une brigade antiterroriste, la SDAT , incapable de dénicher le pied nickelé des bords de Loire un an durant, de l’autre il renvoie à l’insignifiance l’acte d’un homme qui éviscéré par l’explosion et le visage criblé d’éclats a le temps d’affirmer aux pompiers venus le secourir, j’appartiens au FNAR, comme une signature, le double d’une vie de ClarK Kent nocturne.

Car ce monsieur Rabiller a tout d’une taupe, il est petit, il est seul, il travaille au sein d’une brigade de nuit de la poste de Nanterre, pilote-machine, le seul indice de décalage vient de son tee-shirt que remarque le responsable local de la CGT , encore le moins inculte du lieu, RAF, bande à Baader, j’imagine le moustachu lui dire t’égare pas petit la voie solitaire ne mène à rien, collectif, collectif y que ça de vrai.

Mais Rabiller et ses 29 ans, l’absence d’amour, d’humour, la grisaille qui s’installe, la vie anonyme dans son deux pièces minable de Clichy La Garenne avec d’autres zombies diurnes et nocturnes de la même grande famille de la Poste , Rabiller a soif d’existence comme un parcours d’intensité qui lui titille les neurones, je veux pas mourir fatigué, alors il les fourre dans le frigo ses explosifs.

Comment le jeune nantais a pu les manipuler un an durant sans incident notable sinon quelques brûlures au visage, mystère, pourtant selon Neal Langerman de l’American Chemical Society, département sécurité de la dite firme, l’explosif a beau mélanger ses produits tout terrain que sont l’acide sulfurique, l’eau oxygénée et du dissolvant, le liquide peut exploser à tout moment, fluide, tourbillon qui ravage et pulvérise, ça devait palpiter, une troupe de fourmis remontant le chemin de Kundalini, Rabiller avait trouvé mieux que le sexe pour frétiller, l’explosion.

Néanmoins, on ne dit pas ces choses là , on ne dit pas quand on s’engage sur la voie des explosifs qui tôt ou tard rencontreront des têtes et des jambes, je jouissais de la destruction mieux que d’une femme, on rationalise, on discourt, on emprunte.

Derrière Fredo l’artificier se cache le nous anonyme et de majesté du tout puissant faiseur de lois et créateur de chaos, le sien tient le nom de FNAR, front national anti radars, fraction nationaliste armée révolutionnaire, fédération nationale des artificiers rageurs, fraction nantaise des anonymes en révolte, il aurait pu varier mais ses mots à lui tendaient entre deux pôles le Front, la Fraction , Le Pen/Baader, il voulait dire à sa manière je suis du peuple, du peuple en manque, d’amour, d’affection, de petit frotti-frotta, il envoyait donc des lettres Fredo, au ministère de l’Intérieur, à Paris-Match, il réclamait des sous qu’il n’aurait jamais, il menaçait après dix explosions réussies de viser des sites fréquentés, il jouait avec le désir de prendre des vies, de les voler, les estropier, les détruire, il y a perdu organes et visage.

 

Arlozoroff/PKK

 

02.06.2008

République Socialiste du Francistan

Placez directement le curseur sur 1m30, si le début vous semble aussi soporifique qu'un discours de Fidel Castro.  
  

Royal - Fountaine

17.05.2008

Prélude à une insurrection

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Nous

ne prétendons pas que les conditions

soient réunies pour

une insurrection,

nous, ce qui n’a plus nom de prolétaire et qui l’est au sens propre

celui qui a ses mains et son jus de cerveau

à disposer.

Nous donc

nous nous interdisons

de la désirer dans sa dernière culotte, dans son ultime tour de

main,

celui de ses rites rouillés,

de cette masse documentaire,

ces débris d’icônes qui pullulent

à la crinière des bouches à feu

abjectes

de la démocratie nouvelle.

Déminons le mot,

les formes, le cache-sexe de l’oligarchie ventarde et bouffonne

nous

ne savons pas le pouvoir du peuple,

nous

ne sommes pas de ses prophètes, ni même de ses bouffons,

nous

dérivons voilà tout.

Ici, ailleurs ou autre part,

dans l’interstice d’un temps

qui coule

entre les mains

en autant d’oraisons funestes.

Regardez donc

les défroques

des prêtres à cravates,

leurs baves à chiffres et les mille et une manières qu’ils ont tous

de se mettre

comme s’il n’y avait que ça, le maître des céans.

Leurs yeux rougis, leurs flétrissures,

regardez

bienheureux,  publicains des deniers qu’on dit publics

fermiers à bail

il y en avait tant déjà sous l’Ancien Régime,

un pour le sel, un pour la dîme, un pour la taille

Et aujourd’hui ?

les mots d’ordre

prolifèrent,

envahissent

et défenestrent la raison à tel point que

des hommes bronzés et à demi-concupiscents

le lorgnon sur leurs dicos

glissent les deux genoux à terre et 

prient sur l’autel des marchés financiers.

ces pages je ne sais plus combien du Wall Street Journal

et de l’Economist

Et vous vengez

quiconque,

n’est pas rangé

vous

réclamez là où les tenseurs sont à plat

le démembrement des organes,

une collection de tissus qui ne se prendra plus à la sortie

pour une collecte annuelle

d’état-civil.

C’est dire à quel point

on aime la chair chez vous, la vraie chair, le frisson

et même l’ironie, délocalisez dîtes-vous

flexibilisez, amaigrissez, dégraissez, réduisez

Vous

n’avez plus de noms, plus de patries, plus de gavages,

Vous êtes dégagés

des catégories, vous vous suffisez du terme de rentiers

parce qu’après tout la guerre de classe, vous l’avez gagnée

Vos regards

s’enveloppent d’hypothèses

puis de dépit, puis de dégoût,

encore un marxiste.

Queneuneu.

Vous méritez vos places,

votre fortune,

votre jouissance,

votre gloriole,

votre paix de l’âme,

vous la méritez en bloc.

Vous redécouvrez les charmes de la terreur,

puisque cette terreur

c’est vous qui l’énoncez

ou les porte-voix

les bustes parlant et les lèvres aboyeuses des torchons et

des lucarnes à votre solde et vos mercenaires ont bien appris

à glapir et à se coucher.

De nouveau,

l’Etat exécute au fusil, à la chaise, à la pendaison

L’Etat exécute à froid

pour une simple question d’honneur et de moeurs

la crédibilité, je crois.

De nouveau

l’Etat nombre et dénombre le trop plein et les à cotés

on mobilise, on parque, on incise, on renvoie

on défait et refait le corps toujours en fuite et jamais parfait

de la nation faîte Etat

de nouveau

l’Etat introduit garant, se proclame imperfectible et débile

Tenant sur des béquilles et des intérêts

de nouveau

l’Etat tend la sébile

de nouveau l’Etat intègre

la biologie et invente

les fraternités du génome

tous égaux devant l’ADN

qui signe l’humain et le démarque du chimpanzé,

1% de démarcation c’est dire si la ligne est prête

à se déplacer.

Et nous le regardons inoffensifs et choyés

épaves discrètes d’une guerre à mener.

arlozoroff/pkk

16.05.2008

Lettre à un camarade gréviste

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Tu vas, tu viens camarade, sur le pavé, la chamade, la camarde c’est pareil, ça paraît un corbillard tellement c’est pesé, rompu, défait. Dans ta besace les mêmes mots de défense reviennent, un service public que t’ajoutes, un service public, on dirait l’Hôtel du Parc le 11 juillet, un altier disait service inutile ou à peu près, mais toi que viens tu faire avec ton service, de quoi parles tu quelle est la sujétion secrète qui traîne, virevolte entre les sept lettres qui ont le terme de vice pour descente atonale.

Sur le piano désaccordé du savoir en partance, ton nom est déjà apposé camarade, tu seras de la liste, tu voudrais des justes mais tu baisses les bras, tu fais le front têtu, tu dis presque hussard, tu balaies le petit bourg dieu, petit livre, petite pensée, petit rougeoiement, petites braises, t’entends dans la foule, Be-san-ce-not, t’as comme l’échine ployée de honte de les trouver là ces quelques syllabes, Be-san-ce-not, comme mythe errant, comme cristaline, comme tous les noms propres passés d’ici, de là, dans un titre et une marque, dans un juke-box et un coca, ça repart.

Dis moi camarade, t’es pas si jouasse que tu puisses mépriser sans frémir, tu sais bien la défection, tu sais bien le médiocre, tu sais bien le slogan, tu sais bien les fleurs de mâchefer de la langue politique et syndicale, tu sais bien les tours de table et les prises de parole, les c’est à moi et encore, les silences gênés, les colères ourlées, le déferlement bête, la coupure franche, des fois tu zyeutes d’un éventail, que fais-tu là ?

Dans la nasse, le piège, tu t’enfonces, pas à pas inéluctablement, arrodillé dans la pénombre, tu te tasses comme un manteau mou et tâché qu’on tient dans un angle de grenier, on sort la naphtaline, on dit de toi de telles choses, faudrait des fois qu’ils y viennent dans la fourrière, plus un médecin ne s’y risque, plus un pompier, presque plus de képis mais parmi les tiens, fidèles au poste, j’entends grésiller service minimum, la fonction s’affiche, garderie, grande crèche, no man’s land c’est ton territoire étiré d’enfances sonores, t’es resté dans le roc administratif, tétanisé, tu voulais qu’on y croit encore, tu voulais qu’on y consente, tu voulais que la lettre sauve, tu te voulais prêtre de cette Eglise d’albâtre à buste femelle, tu voulais l’allégorie dans chaque défroque, tu voulais la trinité en firmament, tu disais comme ça, liberté, égalité, fraternité, ça répondait, inanité, ignifugé, festivité, où seraient tes vœux camarade dans ce fatras ?

Personne ne se sauvera par l’école, personne n’y perdra non plus, tu finiras par serpenter, tu finiras par te causer en fantôme, tu t’oublieras peut être, tu te pousseras de loin en loin sur la pente du congé de toi-même, tu auras tu toute ambition, ravagé d’oubli, tu t’endormiras dans le narcotique doux des cris familiers, papa, maman, lala, lala, tu trianguleras en moderne, les yeux luisants de mille détours, le soir venu tu penseras pour demain, toujours demain, tu te prendras à murmurer, Zarathoustra.

Allez camarade, qui gouverne ment c’est de fonction, d’hier et d’aujourd’hui cela ne s’éteindra pas, celui qui choisit la pente du savoir, choisit, dans ce pays, la guerre, parce qu’il choisit de combattre la crème fouettée de la conversation qui n’accorde jamais deux mots au même archet, celui qui est touché par le talent choisit la discrétion pour ne pas attirer la meute curieuse de connaître le malséant qui la dérange dans l’uniforme standard de la vielib’, il n’ y a plus de femme et d’homme mais des pariétaux, il n’y a pas plus de talents et de parabole, compassion et statistique caracolent, pont lacrymal des soupirs, le temps d’avaler, déglutir et basta, l’école se dilate, au néant.

Vois-tu camarade pour que l’école existe, il eut fallu la foi en l’Eglise ou au Savoir, les deux ont déchu avec l’attirail entier des ailes et de l’anonymat, à l’Europe qui vient, il faut des gestionnaires, des techniciens et des dérouleurs de signes massifs, cela ne réclame ni la foi, ni le savoir, tu restes avec ton tribunal critique, pas perdu, Diderot et Rousseau dans la cave, comme Joseph K, tu sens le fouet qui s’abat sur leur dos, punition méritée, punition dévolue c’est toi qui les as conduits dans le réduit, c’est toi qui tient les lanières, c’est toi qui entremêle aux syllabes du grand marché le flatus vocis de pédagogie tu paies de mots tes abandons, tu les laisses, la peau en miettes, ils te supplient, tu te détournes, déjà parti vers « tes » élèves qui te clouent chaque jour au tableau noir de la mélancolie.

 

Arlozoroff/PKK.

 

13.05.2008

Jean Pierre

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03.05.2008

Discours de son Excellence Saparmurat Mukamedov

28317720.2.jpgChers camarades, chers pekakaphiles, PeKaKistes de tous pays.

Nous sommes tous conscients du caractère exceptionnel de reconnaissance qui touche notre courant de pensée, et de son ampleur politique.
Pour la première fois de l'histoire du wouebh II, l'ennemi à la solde de l'idéologie citoyenne, a consenti à un geste d'ouverture en nous citant directement dans son manifeste de propagande. Nous pouvons dire avec assurance à l'ensemble des PeKaKistes et même au delà, que cet événement sans précédent constitue les prémices d'une victoire prochaine, puisque la réécriture de nos propos, est au bout du compte effacée par l'immaculée blancheur de notre cause et de nos Héros.
Ceux qui appartiennent à la génération ayant survécu aux horreurs de la diffamation et de la censure, se rendent compte mieux que quiconque de la portée historique de la présente situation. Le sang a coulé en abondance, les responsables de la doctrine du vivre ensemble, et de l'indignation sélective n'ont pas ménagé leurs efforts pour nous anéantir à coup de censure, de procès truqués et de commerce équitable. Nous sommes toujours debout, tête propre et mains hautes pour signifier au monde notre indicible soif de reconnaissance.

Le PeKaKistan ne considère pas cet épisode comme un simple bilan politique qu'il convient de fêter autour d'une exécution sommaire de gauchiste en keffieh.
C'est en même temps la prise de conscience de l'avenir sur la base des réalités actuelles, et de l'expérience séculaire du peuple du PeKaKistan. Aussi l'heure est-elle venue de tirer les conclusions collectives indispensables à notre visibilité, en rédigeant les bases du petit Livre Mauve, qui garantira l'expansion de notre merveilleuse utopie.

PeKaKistes de tous pays, unissez-vous !
 
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