11.05.2008

Masochiste.com

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Pascal Sevran is dead, en soi cette annonce n’a aucune importance, un parolier de Dalida s’éteint, un histrion télévisuel amoureux des vieilles rombières qui furent des jeunes chafouines faisant tourner les têtes s’éteint cela je le répète n’a aucune importance, ne me touche pas, en conclusion je m’en bats l’œil.

Seulement, j’allume la radio, j’appuie sur le random play des fréquences, la désinformation permanente tangue et j’entend délicate la voie nasillarde d’une speakrine résumer la vie trépidante de Sevran par son racisme supposé, sur une phrase tirée de son contexte et mise en avant par un bloc inconsistant d’Etats africains cherchant des dividendes, d’associations instrumentalisant une culpabilité tiers-mondiste hors de saison et d’un parti socialiste qui cherchait alors à atteindre Nicolas Sarkozy. Qu’avait dit Sevran de terrible dans son journal exhibitionniste que les nigériens font trop d’enfants, que les enfants meurent et que la machine humanitaire du y’a bon les blancs est à fois obscène et ridicule, c’était cela le racisme ?

Le cas Sevran devrait donc alerter. Désormais, l’inquisition leucophobe, parfois simplement francophobe, a atteint un tel degré de contrainte qu’elle impose son propos jusque dans les tombes. On attaque plus en masse, on dit en chansons, à table, au forum des Halles, au bas d’un escalier, dans un coin de livre que les blancs ou les toubabs sont des salauds mais sur le front officiel on attaque un par un comme dans Tacite, décimation oblige et avec l’assentiment de TV toubab ou radio Toubab toutes acquises à l’antiracisme connection.

Pour ma part je n’ai pas entendu qui que ce soit s’élever contre la bouffonnerie proverbiale d’Aimé Césaire lorsque le maire perpétuel de Fort-de France prétendait qu’Hitler avait traité les juifs d’Europe et les européens en général comme la France coloniale avait traité les africains, le concert d’unanimité fut général, on entendit les ministres applaudir, le président se recueillir, la totalité des autorités se fixer dans le garde à vous solennel devant le talent médiocre pour la raison strictement politique qu’il faut plaire à la minorité afro-caribéenne.

Il est donc une leçon à tirer de ce petit incident, l’antiracisme institutionnel permet entre autres choses de salir un homme et de vomir sa réputation, je vais paraphraser Heine, là on peut déshonorer des hommes, il est probable qu’on puisse les traiter suivant les circonstances en simples objets et pourquoi pas en déchets.

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